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Si les femmes n’auront pas toutes des enfants au cours de leur vie, elles connaîtront toutes la ménopause.
Avec une population salariée composée à 73 % de femmes et une moyenne d’âge s’élevant à 49 ans, la question de la santé des femmes ne peut plus être reléguée à la stricte sphère privée.
Qu’il s’agisse des étapes liées au cycle reproductif (grossesse et post-partum, ménopause, IVG, PMA) ou des maladies féminines (troubles menstruels, endométriose, SOPK, cancers du sein et de l’ovaire, ostéoporose, ou encore la fibromyalgie), ces réalités impactent directement la santé et les conditions de travail.
💡 Le constat : une médecine encore trop inégalitaire
La santé des femmes souffre d’un manque criant de données. Des institutions comme l’Inserm ou la Haute Autorité de Santé (HAS) soulignent le fait que la recherche médicale et clinique a été historiquement conçue par et pour des hommes (modèle androcentré). Résultat : de nombreuses pathologies, symptômes ou états de santé spécifiques aux femmes sont beaucoup moins documentés, diagnostiqués, pris en charge, voire méconnus des femmes elles-mêmes. Ce faisant, les femmes mettent en place un certain nombre de stratégies au travail au détriment de leur santé pour pallier ces manques.
🤝 L’action de l’Ugict-CGT : une approche genrée dans l’accord QVCT
Face à ce constat, l’Ugict s’est fortement mobilisée lors des négociations de l’accord QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail) pour que certaines pathologies spécifiques soient rendues visibles. Grâce à notre impulsion, l’Apec s’engage désormais à promouvoir une approche genrée de la santé au travail, afin de mieux prévenir, sensibiliser et informer.
🎯 Nos préconisations pour passer à l’action sur la ménopause
- L’intégration dans le DUERP (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels) : réaliser une évaluation différenciée des risques professionnels selon le sexe ;
- L’accompagnement des managers : la formation et l’outillage de la ligne managériale qui est souvent démunie face à ces sujets intimes ;
- Un assouplissement de l’organisation du travail : la facilitation de l’accès au télétravail, la flexibilité des horaires et l’aménagement de la charge de travail ;
- Des aménagements de l’environnement de travail : mise à disposition de ventilateurs individuels et meilleur contrôle de la température/climatisation dans les espaces partagés. Aménagement d’espaces de repos pour permettre de s’isoler au calme ou de faire une courte pause de récupération en cas de fatigue intense ou de fortes bouffées de chaleur ;
- Un accompagnement pluridisciplinaire : ateliers d’écoute avec des psychologues du travail et des psychiatres pour la charge mentale, et ateliers préventifs avec des nutritionnistes pour adapter son hygiène de vie.
🌱 Vers une véritable soutenabilité du travail
Cette prise en compte des spécificités féminines et cette adaptation de nos rythmes de travail aux variations des corps et aux bouleversements hormonaux doivent nous inspirer. C’est une formidable opportunité pour repenser nos organisations de manière globale et créer des environnements de travail véritablement soutenables pour toutes.



