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Télétravail souplesse arbitraire, absence de projet d’équipe et injonctions de présence sur des horaires décalés : Un grand merci aux 320 collègues qui ont pris le temps de nous répondre et nous n’oublions pas les autres qui se retrouveront certainement dans les résultats de cette enquête. Le rapport complet à lire.

Notre deuxième enquête : « Gardons la main sur notre temps de travail » révèle une réalité à l’Apec où l’autonomie apparente se heurte à des contraintes temporelles de plus en plus lourdes.

Si le télétravail est plébiscité par les salarié·es, son cadre collectif fait défaut. Le « projet d’équipe », censé fédérer les salarié·es d’une même équipe, est le grand absent : seuls 31 % y ont contribué et la majorité ignore même où le consulter. Faute de concertation, la gestion du télétravail souplesse tend à basculer dans l’arbitraire. Ce faisant, presque la moitié (49 %) des salarié·es se refusent à demander des TT souplesse ou doivent justifier leur demande auprès de leur manager.

Depuis le déploiement des horaires adaptés qui concernent 87 % des effectifs, la réalité se durcit pour 52 % des salarié·es qui se voient imposer leur rythme de travail. Dans certains centres, ce sont des injonctions à respecter des créneaux de présence obligatoires qui accompagnent la mise en place de ces horaires. Cela fragilise l’autonomie, efface la frontière entre vie privée et professionnelle et augmente mécaniquement le temps de travail.

« L’Ugict-CGT porte une conviction profonde : la co-construction du projet d’équipe est le socle indispensable d’une charge de travail régulée et d’un management fondé sur la confiance. Nous considérons que cette méthode collaborative doit désormais devenir la norme pour chaque évolution de nos conditions de travail, notamment pour le déploiement des horaires adaptés.

Pour réussir cette transition d’une culture du contrôle vers une culture de la responsabilisation, nous devons, la direction et les représentant·es du personnel, déconstruire ensemble les réflexes de « micro-management » encore trop ancrés. Ainsi, nous pourrons lever les freins qui entravent la bonne application de nos accords. »